lundi 23 décembre 2013

Live Report / 20.12.13 / Paye Ton Noël


Noël c'est des cadeaux, des chocolats chauds au coin du feu, des chansons qui vous donnent la pêche, des pulls en laine qui grattent... Mais c'est aussi et surtout le festival Paye Ton Noël. Du 16 au 22 décembre plusieurs événements, aussi d'hiver que variés, ont été organisés par l'association Pelpass. La rédaction de Noyzin Town s'est rendue à le Molodoi le vendredi 20 décembre dernier. 

La rédaction n'est arrivée sur place qu'aux environs de minuit, elle a mis plus de 20 minutes à trouver une place de parking. La soirée commence tardivement mais commence bien. À peine entrée dans la salle, totalement décorée pour l'occasion, l'équipe de Noyzin Town envoyée sur place tombe sur un ami à elle, nous nous sommes donc dirigés vers l'extérieur afin de pouvoir discuter au calme. Une heure plus tard, c'est au tour d'Honolulu de monter sur scène. Qui se cache derrière ce nom totalement loufoque ? Et bien ce sont deux gaillards aux surnoms aussi farfelus que leur projet musical, Blondi et Freder. On a donc à faire à un duo, un duo d'Emo 8bit qui plus est ! Les deux zikos montent sur scène, chemises, shorts et colliers à fleurs, palmiers gonflables, musique d'Ariel la petite Sirène, l'ambiance se réchauffe, on croirait entendre des vagues au loin, le Molodoi se transforme en plage hawaïenne le temps d'un instant. Un instant que nous apprécierons. Honolulu c'est drôle, c'est marrant mais c'est surtout amusant.

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L'ambiance est électrique, les riffs nous sont envoyés en pleine gueule, les mélodies jouées au synthé nous restent en tête. Ça commence à danser, et même à slammer !! Le public apprécie, nous aussi. Quand on sait qu'il ne s'agit que de leur deuxième prestation scénique on se demande d'où leur vient cette maturité. Peu importe la réponse, Honolulu c'est notre coup de coeur Emo 8bit strasbourgeois.

Ajouter une légende

Un set de 20 minutes, c'est tout ce qu'il faudra à ce duo pour mettre tout le monde d'accord. La rédaction se levant tôt le lendemain matin, elle ne pu assister aux concerts qui suivirent. Bilan tout de même très positif, une soirée tout bonnement géniale, gros gros merci à Pelpass !!

Passez tous de bonnes fêtes, on se voit à la rentrée !! Kiss 


http://honoluluband.bandcamp.com/



mercredi 18 décembre 2013

CHRONIQUE : TED MOODY - The Neudorf Folk Conspiracy

Ça fait longtemps qu'on a plus rien publié, beaucoup de jolis projets ont éclos ces derniers mois, Strasbourg est une ville fleurie et on a donc du pain sur la planche. Nous avons reçu un cd il y a quelques semaines dans la boîte aux lettres de la rédaction de Noyzin Town. Il s'agit d'un Split intitulé The Neudorf Folk Conspiracy. La chronique portera sur les 5 premières ziks du cd, celles signées par Ted Moody. Le skeud étant rayé il nous est impossible de lire les autres chansons. 

Ted Moody est artiste à part entière, il a évolué au sein de formations électriques, son nom nous évoque des groupes comme Jawl Keed ou encore More Dangerous Than a Thousand Rioters, des groupes, et vous l'aurez compris, résolument Punk Rock. Quand Ted se lance dans un projet solo acoustique il n'oublie pas ses racines de keupon. Le perfecto sur le dos, la crête dressée sur le crâne et la ceinture de balles ajustée aux hanches, il nous balance un Folk Punk sincère, une ode à Sid Vicious, un hymne No Future bourré de riffs acérés qui vous rappelleront vos années rebelles. 

To the Right Place

Ça commence sur les chapeaux de roue, Ted est content d'avoir trouvé sa place dans la scène Punk Rock du Neudorf et il le dit tout haut. La voix éraillée, des F*** balancés comme si de rien était durant le refrain, ça fait du bien. Le batteur d' Electric Suicide Club a posé ses baguettes et est venu en guest chanter sur cette chanson. En tout cas on est loin de la soupe commercial qu'on entend à longueur de journée sur NRJ 12. Quand je t'entends pousser la gueulante, moi aussi I know where I belong (fr: je sais d'où je viens). 

The Next One is for my Family

Green Day, Paramore et autre Sum 41 prenez garde, la deuxième chanson du split sonne très très Punk Rock Mélo. Le refrain résonne dans notre têtes des heures après l'écoute, et c'est à ça qu'on reconnaît une bonne chanson. Merci beaucoup !

Keep on Kepping on

Les chansons gardent la même intensité, on a à faire à du Punk de qualité. Ted n'a pas peur d'égratigner sa gratte, il n'est pas là pour faire des fioritures et on le remercie. À Strasbourg on a nous aussi notre Kurt Cobain. 

Marianne's in Trouble

Au même titre que Bono, Bob Marley ou Damien Saez, Ted est un chanteur engagé. Il a des choses à dire et il le fait. Cette chanson est un doigt d'honneur à tous les réactionnaires qui s'opposent au mariage des personnes du même sexe. Nous aussi à la rédaction on leur dit FUCK YOU !!

Consequences

Dernière oeuvre signée Ted Moody, on change de registre, c'est beaucoup plus calme, beaucoup plus Folk. En dessous de son blouson de cuir il y a un coeur qui bat. Si son poing est toujours levé, il arrive que son moral soit au plus bas. Il en ressort de belles choses.


Nous avons pris beaucoup de plaisir à écouter les 5 premières chansons du skeud. On vous laisse son site internet, faites vous votre propre idée et à tôtbien !!

http://tedmoody.bandcamp.com

Capture d'écran effectuée le 18/12/13







mercredi 20 février 2013

CHRONIQUE : BGDU57 - Beta 0.2


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< chronique de BGdu57 Beta 0.2 >
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< p >  Il y a les albums de la maturité, avec une production sans défauts, des mélodies harmonieuses et linéaires, une interprétation très propre, une exécution exemplaire, des concepts-albums d'opéra rock qui reflètent la musicalité inter-disciplinaire et éclectique du groupe... C'est pas mal.  < /p >

< p >  Mais les démo qui respirent le DIY et l'immaturité, ça déchire dix mille fois plus. < /p >

< img src="sitedesBG.jpg" width="lol" height="chmod777" >


< p >  Kévin, Kévin, Kévin et Kévin constituent la fine équipe de BGdu57, un ovni de punk hardcore mosellan qui a envahit la planète et la sphère cybernétique en 2009. Pour preuve, vous pourrez encore admirer les stickers du groupe au détour d'une ruelle lors de votre promenade matinale. Impossible de rater cette étoile de mario rouge et noire pixellisée collée sur tous les poteaux strasbourgeois. Adoptant un style geek neo-retro et portant un discours politique dans l'objectif de contribuer à l'avancée et à la consécration de la révolution sociale et libertaire, BGdu57 distille du gros son qui grésille. Ça titille vos tympas et vos zygomatiques, car c'est très drôle : l'alliance du décalé et du rendre-dedans forme un cocktail tout à fait pertinent ! < /p >

< p > On a donc ressorti la démo Beta 0.2, et sa pochette en pochoir qui dépotte. C'est celle que vous avez pu obtenir à prix libre au cours d'une des merveilleuses performances du groupe, qui, geek neo-retro oblige, avait pour accessoire un minitel sur lequel apparaissait la set liste de la soirée. BGdu57 vous fera aimer les sites de rencontres d'anargeek en ligne. Bref, Beta mythique. < /p >

< img src="beta02.jpg" width="lol" height="chmod777" >

< title > International Laughing < /title >

< p > Le ton est donné dès les premières notes de basse : si vous aimez les sons lisses, celui-ci est salissant. C'est enregistré et mixé à la maison, ce qui confère une plus-value DIY non négligeable. N'allez pas non plus croire que c'est inaudible, bien au contraire, tous les instruments occupent largement l'espace mais ne débordent pas les uns sur les autres. Don't let the pit to the though instruments. Kévin crie à plein poumons, et on devine qu'il est exténué après un pareil exercice. Nul doute que "You are a fucking noob" restera sans doute un gimmick culte pendant longtemps. < /p >

< title > Violence < /title >

< p > Retour en 1936, sur les barricades catalanes avec ce sample d'A las barricadas pour cette chanson qui exprime toute la rage du groupe. En quelques secondes, on comprend le fond du propos, et on tord le cou aux partisans de la non-violence. L'Etat n'est pas une émanation ou une représentation du peuple, il est le principal vecteur des oppressions et l'unique acteur en mesure d'exercer la violence de façon légitime pour rester en place. Seule la lutte permettra de construire un rapport de force potentiellement favorable. Lentement mais sûrement, la pression grimpe et les vannes vont lâcher, dans ce morceau comme dans l'espace social. < /p >

< title > Production < /title >

< p > Une note, un accord martèlent les couplets de cette chanson qui fustige les rythmes répétitifs et aliénants de la chaîne production. Autant dire que chez les BG, cette métaphore musicale permet de faire monter la tension, jusqu'à ce qu'un puissant refrain libérateur déferle et embarque tout sur son passage. Simple et efficace comme une clé dans un engrenage. Go canny. < /p >

< title > Téléchargement < /title >

< p > Avant d'œuvrer dans More Dangerous Than a Thousand Rioters et Another Five Minutes, Kévin et Kévin usaient tous deux de leurs cordes vocales pour faire du punk. Et le punk des années 2010, il ne chippe pas seulement des skeuds sous sa veste en jean, il fait l'apologie du téléchargement. Illégalité aux yeux de l'Etat et du Capital, utopie politique pour l'Anarchogeek. Kévin et Kévin s'en donnent à cœur joie, et ce merveilleux question-réponse, qui vient agrémenter un refrain qui apporte des BPM en plus, préfigure d'ores et déjà que ces deux larons ne vont pas s'arrêter là, et vont en effet "faire des CD", ceux qui seront dans les distros, pas "dans les supermarchés". < /p >

< title > Mario < /title >

< p > Idole des adeptes du retro-gaming-90s, Mario n'en est pas moins un ouvrier. Ce morceau résume assez bien l'ambiance BG : c'est drôle, geek, punk et politique. Somme toute, les sonorités, les riffs et les parties batteries réunissent ici tout ce qu'on aime chez les BG, on entend par là une totalité et une tonalité qui respirent l'aggressivité irréductible et spontanée, celle qui fait qu'on aime le punk hardcore. < /p >

< title > CHMOD777 < /title >

< p > Si vous aviez encore des doutes sur la capacité des BG à vous faire rire, à vous faire réfléchir, à vous faire headbanger, à vous faire réciter des paroles à haute voix, à vous faire dire cette chanson est vraiment trop courte, à vous faire dire que les BG, "c'est d'la bombe baybay", ces quelques lignes de codes suffiront à vous convaincre. < /p >

< title > Bonus < /title >

< p > "Tu fais comment au fait ?" "Toutoutou ta toutou toutou ta tou"  < /p >
< p > Impossible de ne pas chroniquer cette démo sans évoquer cette magnifique performance de batterie bucale, sans penser à l'énergie que déployait Renaud sur scène, à quand il détachait ses cheveux en plein milieu du concert, sans penser à son rire communicatif ou au fait qu'il manque à tou-te-s ses proches. < /p > 

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< /chronique de BGdu57 Beta 0.2 >
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vendredi 25 janvier 2013

CHRONIQUE : OAK - Not Afraid Anymore


OAK est un groupe strasbourgeois créé en 2009. Ce dernier compte 5 membres : Pierrot à la basse,  Seb derrière les fûts et Sam, Thibault et Thomas aux grattes. OAK signifiant "chêne" dans la langue de Shakespeare, on comprend pourquoi ces jeunes gaillards qualifient leur musique de "Post Rock à feuilles". En début d'année 2013 cette formation bas-rhinoise sort son premier vinyle Long Play. La chronique qui suit portera donc sur cet opus qu'il vous est possible d'écouter en cliquant sur l'url suivante :


Not Afraid Anymore, ces musicos n'ont pas froid aux yeux et l'affirment. Cet album comporte 5 chansons, les unes plus planantes que les autres. Elles ont été enregistrées par Sam (System-D Prod.) et il peut être fier de lui car, y'a pas à dire, ça envoie du pâté dans nos feuilles de chêne !! Après les avoir vu en représentation scénique plusieurs fois, OAK fait partie des groupes qui s'écoutent les yeux fermés en headbangant langoureusement. Ils dégagent une atmosphère intense et enivrante à laquelle on ne peut que succomber. "Le meilleur moyen de résister à la tentation est d'y céder" : les mots d'Oscar Wilde prennent ici tout leur sens. Les morceaux s'en-chêne et durent de 6 à 10min. On ne s'ennuie pas. Ce n'est pas avec OAK que nous allons prendre racine me direz-vous. Le Post Rock me fait penser à des montagnes russes, ça monte, ça descend, ça s'intensifie puis ça se calme. Si la montée en puissance nous fait vibrer,  la chute n'en est que plus appréciable. Lors de ces moments de grands sauts dans le vide nous non plus nous n'avons plus peur de rien et sommes même prêts à lâcher les mains.

Bon, trêve de badinage, on a du pain sur la planche. 


Pochette du skeud. 

Force est de constater un bel effort sur l'artwork. L'envolée des corbeaux nous rappelle le décollage émotionnel que nous procure leur musique. Malgré tout on remarque que les chênes restent au sol, OAK ont les pieds sur terre lorsqu'ils nous offrent un voyage céleste. 


Time Is My Worst Enemy

Premier titre du Long Play, on se met doucement dans le bain. Une batterie bien présente dès le début du morceau, le batteur assure derrière ses toms et c'est tant mieux. On saluera la complémentarité des trois grattes et l'excellente maîtrise du médiator de Thibault, il fait littéralement fumer ses cordes. Sacré poignet mec !! Vient ensuite une partie plus calme, reposante. OAK nous fait don ici d'un terrain fertile à toute réflexion, laissons le temps au temps. On remarque petit à petit une montée en puissance, on ne restera pas sur notre faim, l'explosion est belle, intense et tenace. Le jeu de montagne russe fonctionne à merveille.

ER, 2am

Titre plus énigmatique, mais toujours dans la langue de nos chers voisins d'outre-Manche. Les effets guitaristes sont présents, le delay utilisé rappelle la répétition de l'histoire à travers les siècles, la confusion ne se fera pas attendre. Les guitares se répondent, on se sentirait presque dans la peau d'un spectateur de Roland Garros. Dans ce morceau Thibault manie à nouveau le plectre avec excellence, ceci en utilisant les cases les plus aigues de sa gratte. Ayant moi même fait un peu de gratte je sais que ce n'est pas une mince affaire et je reconnais par la même occasion son professionnalisme.

Things Are Getting Bad

Les choses partent en sucette, mais pas pour nous. les mecs de OAK continuent à nous emporter comme ils savent si bien le faire. Nous continuons d'écouter cet album en roue libre, on se laisse flotter, on oublie les tracas du quotidien. Un jeu de grosse caisse époustouflant nous emmène par delà les vallées. Laissons nous guider...

So Tired Of This Sickness…

On continue notre périple interstéllaire et c'est en surplombant les vallées évoquées précédemment qu'on se rend vraiment compte de la beauté qui nous est offerte par la Terre mère. C'est beau, c'est propre, pas de fioritures, ça va droit au but et ça me plaît. OAK nous offre un morceau d'une lenteur et d'une intensité rarement égalées. La basse jouent avec les guitares, elle sait qu'elle n'a pas à rougir de son manque de cordes. Ces mecs savent y faire, y'a pas à dire. 

…It Has To End Soon. 

Cela doit bientôt se finir, quand on sait que c'est le dernier morceau on ne peut qu'approuver le choix du titre, aucun détail n'est laissé au hasard, ils en ont sous les bigoudis !! OAK nous délivre une dernière compo de qualité. Tout commence par un sample. Le sampling doit être une des techniques phares du groupe avec le delay et le jeu de plectre car ce dernier est parfaitement exécuté. Les musicos finissent sur un morceau plus sombre, les influences sludge, black métal et doom se font hautement ressentir. Notre voyage imaginaire se finirait-il en compagnie de Lucifer ? Pas sûr… De nombreux riffs se suivent, la basse résonne, on en perd la tête pour finalement arriver à bon port. Un grand merci pour cette balade.


Pour conclure les vieilles branches, je n'ai qu'un conseil à vous donner : Prenez un ticket et montez vous aussi à bord de cet étrange appareil !! 

mardi 22 janvier 2013

CHRONIQUE : THE BORING - Démo

The Boring est un groupe ancré dans l'univers musical alsacien, c'est pour cela que j'ai décidé de chroniquer la première galette de la formation colmarienne. Colmar se situe entre Strasbourg et Mulhouse, mais aussi entre Brest et Moscou, de ce fait, ce groupe multiplie plusieurs facettes, et cela se ressent dans leur musique.

La pochette avant de la démo.

Tout d'abord l'artwork. On constate que le graphisme tourne autour de 2 couleurs. Le bleu et le noir. La mer et le désespoir, l'horizon et le néant. Serait-ce un désir du groupe de retranscrire tant d'émotions dans leur musique, ou une simple question de budget ?
Penchons-nous à présent sur le lion présent sur la page 1 du livret. Ce lion est très agressif comme beaucoup de lions, il reflète le côté hargneux de leur musique résolument rock. De plus, le drapeau qu'il tient en main ( ou en pattes ) signifie que c'est un animal qui revendique un message. Beaucoup de groupes de la scène rock/Hardcore sont impliqués dans la cause animal, c'est sans doutes le cas pour The Boring.
Des animales, encore, à l'intérieur de la pochette. En effet le concept visuel est d'associer un membre du groupe par un pictogramme animalier. Luc en ours, Max en crevette, Kiki en koala mal coiffé et Seb en étoile de mer.


Le livret intérieur de la démo.

Dès le premier morceau on est plongé dans le bain. Guitares acérés, et mélodies qui nous envoient tout droit sur un skateboard façon sport extrême.
Ca chante, ça crie. Moi j'adhère. "Lost" est un excellent titre qui nous donne envie d'acheter un billet direct pour la californie. A noter, un solo tout bonnement délicieux.

"Braindead", second morceau accrocheur. Je reste scotché par le refrain. Le jeu de question/réponse fonctionne à merveille. Une puissance de feu dévastatrice, de la technique de pointe au service d'une précision redoutable et d'un songwriting béton. A noter, un solo tout bonnement délicieux.

C'est au tour de "Stupid guy". Le morceau commence avec un sample. Un bruit maléfique, malsain, voir nauséabond qui vous donne l'impression de traîner dans une grotte malsaine du vignoble alsacien. Le riff de guitare très typé pop-punk est entraînant, à tel point qu'on pourrait se perdre à danser seul dans son salon, ou avec des amis en faisant les courses. A noter, un solo tout bonnement délicieux.

Le titre phare de cette démo est pour moi "February 28th" ! Cette chanson est tout simplement un tube. Un riff aigu qui laisse place a un riff grave, ce qui a le dont de donner du charme à cette chanson. On alterne entre son de gratte clair et disto, ce qui laisse entendre que ces musicien ont du investir dans leur projet et ça se ressent. Le break de fin est vraiment bien trouvé. A noter, un solo tout bonnement délicieux.

Dernier morceau de cette démo "You're lucky". En effet, quelle chance de dévorer ce morceau ! The Boring sort l'artillerie lourde et fait comprendre que, couteau entre les dents, on fini un skeud sur les bouchers double. Je ne saurais pas dire pourquoi mais ce morceau me plaît. A noter, un solo tout bonnement délicieux.

Bref, rien à redire, c'est net, propre et sans bavure, limite trop tant la machine Colmarienne, si elle marche à pleines turbines, se révèle parfois tellement impitoyable dans la boucherie auditive qu'elle ne laisse aucune place à la cause animale. La prod quant à elle, laisse à désirer.

Ce CD peut être écouté avec un lecteur DVD.


Ce CD peut être écouté sur un lecteur MP3 mais il faut convertir les chansons.
Ce CD ne peut pas être écouté sur une N64.

CHRONIQUE : AMOEBA - Days in Black


Premier trois titre de ce quatuor (ça veut dire qu'ils sont 4 dans la bande ! ) qui nous vient tout droit de lorraine mais aussi de Strasbourg, d'une tranche d'âge assez jeune, et c'est pas peu dire. Et on peut dire que ces jeunes là en ont sous le capot !






Le premier morceau "Incoming Vehemence" (la véhémence qui vient, sûrement un hommage au livre l'insurrection qui vient !! ) ne commence pas forcement originalement puisqu'il débute par un riff. Et d'ailleurs des riffs il y en a un paquet dans cet EP ! On sent qu'ils sont à la croisée des chemins de leurs influences ! Le solo est tout bonnement bonard, le guitariste doit se droguer pour trouver des sonorités pareilles !
Vient enfin par la suite en deuxième "Martyrdom" (ou martyr dans la langue de jean michel larqué), on sent bien que les zikos ont mit le paquet sur celle ci !! La basse-bat envoi du lourd, le chant est bien présent, et le solo de guitare nous transporte litérallement. Je me vois déjà à la terasse du café du commerce entrain de siroter un petit thé saveur Maroc !!!! Coup d'éclat, le fade out à la fin du morceau est bien.
Le bien nommé "Our Last Gasp" (Notre dernier souffle) arrive en fin de ce skeud dont on ne sort pas indemne !!! On sent bien l'influence sur ce dernier titre dont les metalleux n'hésite pas à nous envoyer les bpm en pleine face.

Pour finir l'artwork est bien fait.
Et pour dire un dernier mot, on peut dire que ce disque est bien.
En tout cas, merci les gars !!!

Photo de la pochette : 

lundi 21 janvier 2013

Live Report / 10.12.12 / Rodeo Idiot Engine, Divider, BOAR

Salut les gens !!

Avec un peu de retard (mais toujours moins que Oak) on met en ligne le live report des orchestres Rodeo Idiot Engine, Divider et BOAR (un petit coup à la maison) qui s'étaient bien entrainés pour pouvoir mettre le feu le jour J, à savoir le 10 décembre 2012. Ce concert est signé Punkroutine et s'est déroulé au Molodoi. 

La suite en images :

La salle se chauffe avant le concert : 


Sûrement grâce au service de bar mis en place par l'équipe de choc de Punkroutine : 


Le premier groupe a sorti ses plus belles grattes pour ouvrir le bal : 


Puis c'est au tour de Rodeo Idio Engine de prendre les rennes de la soirée :


Pour finir sur les chapeaux de roue Divider entre en scène et nous offre un show des plus monstrueux :



La possibilité d'acheter des skeuds en a ravi plus d'un :


Afin que cette soirée se déroule sans accroc Punkroutine a mis en place un système de sécurité infaillible.